Le Diable en partage

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Le Diable en partage

Lorko et Elma s’aiment.
Il est serbe… Elle est Musulmane…
Mais la guerre éclate, et Lorko doit déserter et s’enfuir en Europe, dans un monde qui ne veut pas de lui et qui le rejette.
Dans la petite maison familiale, les liens se distendent.
Jovan et Alex, ses frères se prennent au jeu de la guerre : ils se rêvent en héros, en chefs de milice sanguinaires et sombrent dans la haine, la violence et la barbarie.
Malgré tout l’amour de leurs parents, Vid et Sladjana, Elma devient l’ennemie, une proie possible, la cible à abattre.
Au coeur du conflit de l’Ex-Yougoslavie, dans l’intimité d’une famille, quand violence et barbarie se mêlent, peut-on encore croire que l’amour est plus fort que la guerre ?


Note d'intention du Metteur en scène

Le Diable en Partage de Fabrice Melquiot s’est imposé à moi par sa force, sa justesse.
Mon principal objectif est de travailler à éveiller, chez le spectateur, la conscience d'une dimension universelle qu’on retrouve dans toutes les guerres et qui consiste à légitimer le crime contre un Homme parce qu’il est différent ou a une autre opinion.
Mon travail repose sur la mise en lumière des pensées intimes des personnages. Existe alors, sur scène l‘indicible, l’inavouable, les peurs de ces Hommes prisonniers de leurs destins.
Il nous plonge dans un voyage au cœur de leurs troubles, face aux contradictions de leurs choix.
Pourquoi et comment certains résistent à la barbarie et au simplisme, et pourquoi d’autres cèdent à l’attrait de la puissance facile et piétinent jusqu’aux liens filiaux.
C’est par la dimension poétique et symbolique du texte que se dégage de la mise en scène un univers imagé et parfois irréel.
A travers le cauchemar d’une famille se reflète l’essence même du conflit.
Les miliciens nous font traverser les champs de batailles au rythme effréné d’un jeu vidéo sous fond de musique rock.
C’est de cette atmosphère que s’est élaboré un dispositif scénographique dynamique, évoluant et se transformant. On glisse d’un espace à l’autre, au gré des pérégrinations des personnages.
Ce projet réunit un collectif d’artistes : compositeurs, costumière, ingénieur du son, vidéaste, metteur en scène, assistante et comédiens.
Dans cette atmosphère de complémentarités, chacun use de ses talents pour construire un univers onirique. Cette mise en scène rythmée et contrastée, enchaîne musique rock, ambiance sonore et projections vidéos.
La mise en scène se nourrit de la richesse des idées scénographiques de l’auteur, de la recherche avec les acteurs et d’une équipe artistique offrant les moyens de dépasser l’horreur de la guerre, pour aller sur les territoires de l’intime interroger nos responsabilités d’Homme.
Plongés dans le rêve et l'évasion, on assiste, impuissants, à la chute des personnages.

Un éclairage philosophique :
Mon objectif de mise en scène n’est certainement pas celui de prendre parti quant à cette guerre, ni de dire qui avait tort ou raison.
J’ai seulement l’ambition d’éclairer le public sur les désastres qu’amènent l’ignorance et sur ce qui peut arriver quand les hommes arrêtent de penser, de réfléchir ou de créer. C’est en ça que la Diable en partage doit être montré au plus large public possible.
Je souhaite que les gens sortent du spectacle pensifs, qu’ils s’interrogent sur eux même, sur leur appréhension et leur vision du monde. Avec l’intime conviction qu’un autre monde, plus paisible , est possible.
« le théâtre ne change rien au monde puisse-t-il continuer longtemps d’éveiller quelques consciences. »
La Compagnie

La compagnie de théâtre des « Sans Chapiteau Fixe » crée son troisième spectacle Le Diable en Partage, et prend un tournant décisif avec ce projet novateur et concret (six représentations programmées à l’Espace Icare fin mai 2008). Il s’agit de convaincre définitivement les professionnels qui nous soutiennent, de confirmer notre travail et le faire aboutir à un niveau encore plus professionnel.
La prise de risque est évidente. Le metteur en scène a choisi d’aborder un propos fort et engagé à travers le texte de Fabrice Melquiot : les guerres qui ont déchirées l’Ex-Yougoslavie et qui sont toujours d’actualité avec le risque d’un nouveau conflit au Kosovo.
C’est avec ce texte que, pour la première fois, nous sommes animés par le désir, le besoin de transmettre, d’informer le public et d’éveiller les consciences. Nous mesurons la force et l’impact que le théâtre véhicule et comme il est important pour nous de le cultiver et d’y contribuer.

Les origines de la Compagnie et des trois spectacles :
La compagnie des Sans Chapiteau Fixe (créée en 2004) est le fruit de la rencontre entre trois jeunes comédiens issus de la même école de théâtre, les Ateliers du Sudden, dirigés par Raymond Acquaviva.

Les comédiens :

-Antoine Schoumsky : rôle des automobilistes
-Judith Margolin : rôle d’Elma -Maxime Bailleul : rôle du soldat

-Mehdi Dumondel : rôle de Jovan
-Candice Crosmary : rôle de Sladjana
-Deborah Cohen-Tanugi : rôle de la Femme au mouchoir
-Jérémie Graine : rôle d’Alexandre
-Mathias Marty : rôle de Lorko
-Nicolas Kaczorowski : rôle de Vid




Plus d'information pour Blog de la Compagnie des Sans Chapiteau Fixe

  
  

Blog de la Compagnie des Sans Chapiteau Fixe

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La compagnie de théâtre des « Sans Chapiteau Fixe » crée son troisième spectacle Le Diable en Partage, et prend un tournant décisif avec ce projet novateur et concret (six représentations programmées à l’Espace Icare fin mai 2008).

  
  

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